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La Géorgie : nouveau berceau de la vinification

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De récentes découvertes archéologiques, lors de fouilles à une cinquantaine de kilomètres de Tbilissi, la capitale de la Géorgie, viennent bousculer la chronologie, jusqu’ici établie, de la domestication de la vigne et de la fabrication du vin.

Des amphores jadis remplies de vin

 

Parmi les objets qui ont été trouvés lors de ces fouilles archéologiques en Géorgie : des amphores ont été exhumées et analysées par une équipe de chercheurs et d’archéologues de l’Université de Pennsylvanie, menée par le Docteur McGovern. Les résultats de leurs recherches et leurs conclusions viennent d’être publiés par cette équipe dans la revue scientifique américaine :  Proceedings of the National Academy. Cette étude a également été relayée par le New York Times. Ils ont analysé les résidus se trouvant dans les récipients et trouvé des acides. Quatre acides connus pour être caractéristiques du vin ont en effet été trouvés dans ces amphores. De l’acide tartrique, de l’acide malique, de l’acide succinique et de l’acide citrique. Une découverte qui bouleverse la chronologie de l’histoire du Vin.

 

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Une preuve de l’existence de la viticulture 6 000 ans avant Jésus Christ

 

D’ores et déjà, de précédentes découvertes avaient prouvé l’existence de vigne à l’état sauvage, depuis le Quaternaire. Seulement, les premières traces de vinification du vin semblaient – avant cette récente découverte – remonter 5000 ans avant J.C., en Iran, puis à l’Egypte Antique (3000 ans avant J.C.). Désormais, avec ces jarres de 300 litres qui ont été retrouvées sous terre, la preuve a été apportée que les hommes du néolithique vinifiaient déjà la vigne, il y a 8 000 ans ! Le Caucase serait donc ainsi le berceau de la viticulture.

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Une véritable culture du vin

Les fouilles ont permis de faire resurgir deux villages de l’ère néolithique : Gadachrili Gora et Shulaveris Gora, situés à environ 50 kilomètres au sud de Tbilisi. Divers objets ont été retrouvés, dont des pots en argile et des jarres ornées de motifs. Ces ornements laissent à penser que les hommes de cette époque ne fabriquaient pas simplement du « jus de raisin », mais bien du vin, qui avait d’ores et déjà une place particulière dans la vie sociale. Au vu de la disposition des jarres, il semblerait que ces dernières étaient déjà enterrées, à l’époque, pour favoriser la fermentation du vin. Ce qui est d’ailleurs surprenant, c’est que cette technique, avec des jarres similaires, appelées qvevri est toujours utilisée en Géorgie, de nos jours. Les raisins y sont écrasés avec les tiges et les pépins. Puis, le tout est laissé à fermenter sous terre. Comme si la tradition s’était tout naturellement perpétuée depuis 8 000 ans. En 2011, déjà, un pressoir et des jarres de fermentations vieilles de 6000 ans avaient été découvertes lors de fouilles, en Arménie.

 

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D’autres découvertes à venir ?

Les experts, archéologues et historiens, n’excluent pas que le vin ait toujours existé et que de nouvelles découvertes repoussent encore ces nouvelles limites. En effet, la découverte de la plus ancienne boisson alcoolisée (à base de riz, de miel et de fruit) a été faite en Chine et elle remonterait à environ 9000 ans. Lorsque l’on sait que la poterie est un art ancestral, né il y a entre 12000 et 20000 ans, et que la Bible fait également référence à des contenants faits, encore plus tôt, avec des peaux animales, on peut aisément penser que des boissons alcoolisées ont toujours été préparées et consommées par l’homme, depuis la nuit des temps.

 

 

 

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